Ryse - La Nouvelle Galerie de Saint-Quay-Portrieux

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 présente... Thoma Ryse
Introduction à la vie intense

L’évolution du propos artistique de Thoma Ryse est en étroite relation avec celle de sa vie. L’artiste nous fait voir comment un choix d’ouverture vers un ailleurs : la Chine par exemple et Pékin en particulier à partir de la Bretagne, peut nourrir le progrès d’une démarche par «séries» jusqu’à son accomplissement. Ryse comprend son inspiration, agit sur elle et la modifie. De là résulte, pour le spectateur, une clarté dans l’intelligence du travail et une parfaite insertion de l’œuvre faite d’installations, sculptures, peintures et dessins, dans son milieu.

On se représente généralement les rapports de l’homme avec le monde comme basés sur une expérience, sensible, tactile, physique, en un mot matérielle. Mais il n’y a pas de confusion à faire. L’œuvre de Thoma Ryse procède d’un parti pris d’intelligibilité. Il s’agit de donner à penser une conscience qui se sent chez elle sur la Terre et qui fuit toute forme d’inertie, de solidité pure, d’appui bassement industrieux ou instrumental. La logique de Thoma Ryse est celle d’une géométrie esthétique qui triomphe dans le mouvement, la légèreté et la marche en avant dans la variation perpétuelle. Ainsi la vision de celui qui contemple est capable de saisir en un regard la vie que manifeste le travail accompli alors que sa signification jaillit, profonde, dans une évolution et un changement qualitatifs.

Thoma Ryse nous donne une chance de recréer en pensée la vie, par son action sur des matériaux : aluminium, inox, fibre de verre, résine, toile, bois, papier… Ceci en embrassant les aspects divers d’une production plastique surprenante. Rien de négligé dans ses choix, l’égalité des effets emporte l’adhésion, car nous sentons bien qu’aucune stratégie en sculpture, installation, peinture, n’est à séparer de son temps, son lieu, sa finalité. Ainsi en va-t-il de la série des toiles «Beijing feeling» (2007), ou d’une sculpture en inox peint montée sur le socle d’une fontaine dans le même paysage du Pékin actuel et moderne, ou encore de 1200 ballons gonflés et multicolores qui environnent une autre sculpture pour l’installation «Moulin de Blanchardeau» la même année mais dans une tout autre géographie.

De fait où commence et où finit l’individualité artistique de Thoma Ryse? L’homme apparaît «un et plusieurs», peintre et sculpteur, oriental et occidental et difficile à pousser dans un seul cadre. Il y a chez lui une générosité incontestable qu’exprime le choix de la couleur évoquant les «fauves» dans un clin d’œil ; une souplesse dans le dessin où nous songerions à Matisse parfois comme pour un hommage bref, dans une circulation des formes naturelles qui nous conduit au processus de la vie; un biomorphisme tel que les théories du vivant nous le révèlent au niveau microscopique ou que la cosmologie laisse imaginer sur le terrain de l’infiniment grand. Le plus souvent, quand le regard finit de scruter l’œuvre, nous découvrons d’autres surprises et d’autres imprévus, par exemple le renouvellement infini des formes sculptées et peintes.

Il y a donc une philosophie ici, implicite, dont les effets n’ont rien d’accidentel, de local ou de passager. Thoma Ryse éclaire sans cesse l’ouverture que la vie se fraye soudain et nous déroule sans manœuvre ni redite, la lumière qui jaillit au fond du tunnel pour illuminer l’univers. Pas de conceptualisme pour autant, ni de reconstruction arbitraire des choses. L’artiste se heurte à l’obligation d’assumer les contradictions du monde : lignes courbes ou droites, les oppositions mathématiques: cercles et carrés, les contrastes : noir et blanc. Sans oublier le but poursuivi : non pas imiter le réel, mais en donner une version symbolique et syncrétique. L’humilité consiste dans la création d’images sensibles qui se modèlent sur les corps qui nous entourent. Pas d’irréalisme enfin, aucune spéculation gratuite non plus. Mais un effort pour être de plein pied dans la réalité afin de rêver…, c’est le paradoxe, un autre monde! Un monde réconcilié.

Création, transformation, on a affaire au maître mot de l’antique sagesse chinoise. Figures d’hommes qui transparaissent dans les dessins, ou bien de végétaux dans les peintures parfois comme des feuillages rendus à leur nécessité intérieure. L’imagination découpe dans le visible les songes qui demeureront comme structurant l’œuvre.

S’ensuit pour celui qui contemple, observe, voudrait palper, toucher, quelque chose de mobile qui interroge la connaissance et suscite la spéculation, bien au-delà de l’industrie des hommes et des cadres tout faits, des clichés dont l’expérience quotidienne est chargée. Thoma Ryse questionne le propre de la vie, sa mystérieuse opération, sa profondeur par la superposition des plans des récents tableaux «Beijing feeling-2007». La représentation qu’il nous en donne est vaste, spontanée, essentielle. Toutes les virtualités que les géomètres entrevoient sont transcendées. Et l’on aboutit à un au-delà de la solitude. La joie gagne, on se libère des formes désuètes de la conscience. On reconquiert la santé vitale. On se rapproche les uns, les autres d’une sorte de fusion énergétique, d’une vision qui se veut substantielle certainement, tout près du noyau lumineux de l’esprit.

Ainsi l’œuvre de Thoma Ryse évolue, pour tout dire, au rythme de la nature, intensément sans théorie, mais inséparable des lignes de force du processus de la Création.

Pierre Givodan


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